L’Asie connaît des changements considérables depuis le milieu du 20e siècle. Les pays d’Asie Centrale ont amorcé la transition de la planification centrale à l’économie de marché des années 1920 à 1930. D’autres pays, principalement la Chine et la Corée, s’y sont mis bien plus tard. L’industrialisation rapide de la Chine et l’impartition de la fabrication qu’y ont faite les pays occidentaux ont créé d’importants déficits commerciaux, à l’image de ce qui s’est passé au Japon. L’économie chinoise est devenue la deuxième plus importante au monde, dépassant celle du Japon, et n’est maintenant devancée que par celle des États Unis. Selon les analystes, elle prendra la tête et deviendra un moteur clé de l’expansion commerciale de l’Asie-Pacifique dès 2020. L’Inde, à son tour, se profile comme une puissance économique majeure. Le Canada, qui s’est toujours concentré sur le marché américain, se positionne de plus en plus comme un pays du Bassin pacifique, non seulement aux chapitres du commerce et des investissements, mais aussi sur le plan culturel.
Importance économique
Les entreprises canadiennes ne voient l’Asie comme une source de croissance et de prospérité qu’en partie et avec hésitation. Comme le Canada sera touché par ce qui se passe « là-bas », il devrait avoir un point de vue plus mondial et porter une attention particulière aux pays d'Asie.
Le commerce bilatéral du Canada avec les marchés asiatiques est considérable. Le premier marché d’exportation du Canada est la Chine, suivie du Japon. Avec la Corée du Sud, l’Inde, Hong Kong et l’Australie, ces pays achètent plus d’un milliard de dollars de marchandises canadiennes chaque année. Les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam sont devenus des partenaires commerciaux de plus en plus importants. La Chine est le premier fournisseur d’importations du Canada, suivie du Japon et de la Corée du Sud. Elle est aussi la principale partenaire commerciale asiatique du Canada, les échanges Canada-Chine totalisant plus de 40 milliards de dollars par année.
Instabilité du commerce
Le commerce du Canada avec l’Asie est très instable. Sa variabilité est due en grande partie à la nature de nos marchandises. Les exportations canadiennes vers l’Asie dépendent fortement de ressources naturelles comme le bois ainsi que d’articles coûteux liés aux infrastructures, comme les équipements de télécommunications et les aéronefs. Le marché des produits à base de ressources naturelles, en plus d’être touché par les conditions environnementales, est concurrentiel et donc soumis aux variations des taux de change et aux modifications apportées aux obstacles réglementaires imposés par le Canada, des clients ou des concurrents. Les ventes de biens liés aux infrastructures dépendent de la conjoncture. Un grand nombre d’importations canadiennes sont des produits électroniques asiatiques, notamment des ordinateurs et des composants informatiques ainsi que des semi-conducteurs. Ce secteur est aussi soumis aux fluctuations de la demande, ce qui se reflète dans la demande canadienne de produits importés d’Asie.
Un autre facteur qui contribue à la variabilité du commerce avec l’Asie est le processus d'intégration asiatique, d’intégration régionale et d’intégration dans le système commercial mondial, notamment dans le cas de la Chine.
Pour en apprendre plus : Fondation Asie Pacifique du Canada