Les Mongols

Avant leur rassemblement par le grand chef, Jenghiz Khan, les Mongols ne constituent que l'une des nombreuses tribus nomades de la Mongolie. Leurs victoires militaires éclatantes auraient été impossibles sans le recours aux petits chevaux des steppes montés par les guerriers. Les fantassins ne font évidemment pas le poids devant les guerriers mongols à cheval, l'arc à la main. (Avec la permission de The Granger Collection, New York/22216)

À l’arrivée de Marco Polo, le dirigeant de la Chine, Kublai Khan était le petit-fils du grand chef mongol Jenghiz Khan. De façon générale, l'histoire n'est pas tendre à l'égard des Mongols : on se souvient surtout de leurs féroces campagnes militaires. Les Mongols sont des nomades de l'Asie centrale — des survivants d'un climat très rigoureux. Pendant des siècles, ils n'ont représenté que l'une des nombreuses tribus nomades qui parcouraient les steppes asiatiques, souvent en guerre contre leurs voisins, quand ce n'est pas entre elles. Mais tout cela change sous Jenghiz Khan.

En 1187, les dirigeants de différents clans mongols tentent une démarche auprès de Temüjin et lui promettent allégeance. Ils le choisissent comme souverain (khan) et lui donnent le nom de Jenghiz. Appuyé par son peuple unifié, Jenghiz entreprend la plus grande conquête de l'histoire. Les Mongols, usant de vitesse, de surprise et de flèches meurtrières, entrent en Chine, en Afghanistan, en Perse, en Arménie, en Russie, puis en Europe de l'Est. Il faut dire qu'ils n'auraient pas accumulé de telles victoires sans leurs petits chevaux des steppes — animaux courts et trapus, à la fourrure épaisse — qui peuvent transporter les guerriers sur de longues distances.

Jenghiz meurt en 1227, maître du plus grand empire jamais constitué du vivant d'un homme. Les nobles mongols choisissent son troisième fils, Ogedei, pour lui succéder. Ce dernier poursuit l'expansion territoriale entreprise par son père en Chine du Nord (1234). À son décès en 1241, ses armées sont aux portes de Vienne.

Kublai est le premier étranger souverain de la Chine; il adopte bon nombre de coutumes chinoises, tout en conservant son héritage mongol. Après sa mort, l'empire se désintégrera petit à petit. Les Mongols seront progressivement refoulés vers leurs terres d'origine en Asie centrale.

Pour en apprendre plus :
Les mondes de Marco Polo
Les Mongols vus par Marco Polo