Selon le Mahāvamsa, « la grande généalogie », un poème épique relatant l’histoire des rois de Ceylan (aujourd’hui Sri Lanka), les Cinghalais, ou « peuple du Lion » (nom local : Sinhala - Sinha-la’ signifie « sang de lion » ou « descendant de lion »), sont les descendants du prince Vijaya et de ses 700 fidèles, arrivés à Ceylan au 6e siècle avant J.-C., après avoir été bannis de Sinhapura, au Bengale, en Inde du Nord Est.
D’après la traduction de William Geiger, le Mahāvamsa présente le prince Vijaya et ses fidèles comme des hommes malfaisants, en ajoutant qu’ils ont commis de nombreux actes de violence intolérables. Le roi Sinhabahu, à court de patience envers le jeune prince, ordonne qu’on rase la moitié de la tête de celui-ci et de ses fidèles, puis qu’on les mette à bord un navire et qu’ils soient bannis avec leur famille.
Les exilés quittent ce qu’on appelle maintenant le Bangladesh et arrivent d’abord à Supparaka (aujourd’hui Sopana, dans le district de Thana, au nord de Bombay), où ils trouvent la vie difficile. Ils se remettent en route et débarquent à Lanka, dans la région de Thambapanni.
Au 3e siècle avant J.-C., Mahinda, fils d’Ashoka, empereur maurya, fait découvrir le bouddhisme aux Cinghalais. Le bouddhisme est depuis lors en plein essor au Sri Lanka.