Séisme et tsunami au Japon, 2011

Le tremblement de terre et le tsunami survenus au Japon en 2011 ont dévasté les foyers et la vie des citoyens (avec la permission de Corbis/Bettmann)

Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon en 2011 ont attiré l’attention du monde entier sur ce pays, confronté à sa plus grande crise depuis la Deuxième Guerre mondiale. La catastrophe, qui s’est aggravée jusqu’à causer une crise nucléaire et des problèmes économiques, a illustré, pour le monde entier, la tragédie d’une catastrophe naturelle pour laquelle les gens peuvent se préparer, mais dont ils peuvent difficilement imaginer la réalité.

Tsunami au Japon

Le tremblement de terre le plus puissant dans l’histoire du Japon s’est produit au fond de l’océan Pacifique à 14 h 46, heure locale, le 11 mars 2011, à 129 km à l’est de Sendai et à 177 km à l’est-nord est de Fukushima. Le séisme a été si violent qu’il a déplacé l’axe de la Terre, ce qui a raccourci la durée du jour de 1,8 microseconde. Le rebond de la plaque eurasienne sur laquelle se trouve le Japon a provoqué un tsunami meurtrier qui s’est déchaîné sur la côte nord est de l’île principale de Honshu en un spectacle effrayant et a tout saccagé sur son passage. Le pire tremblement de terre observé au Japon avant celui-ci, en 1923 à Kanto, était de magnitude 8,3 et avait fait 143 000 morts. Le séisme de magnitude 7,2 à Kobe en 1996 en avait fait environ 64 000. La magnitude du séisme de 2011 a été estimée à 9,0.

Malgré la planification et la préparation considérables des Japonais, on s’attend à ce que le nombre de victimes du tremblement de terre et du tsunami dépasse 20 000. À Miyako, les énormes digues, construites pour résister à un tsunami d’une hauteur de neuf mètres, n’ont servi à rien, car le séisme avait fait baisser toute la côte d’un mètre. Dans la ville de Minamisanriku, plus de 10 000 des 17 000 habitants sont disparus. Des millions de Japonais se sont retrouvés sans électricité. On estime à environ 46 000 le nombre de structures qui ont été endommagées ou détruites, et près de 200 000 personnes ont dû vivre dans des abris temporaires. Des centaines de répliques sismiques d’une force considérable ont fait trembler les bâtiments et perturbé les transports à Tokyo, la plus grande ville du monde.

Le tsunami a aussi causé l’une des crises nucléaires les plus graves de l’histoire, à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. L’installation avait été conçue pour survivre à un tremblement de terre puissant et résister à un tsunami, mais elle n’a pu tenir le coup face aux deux. La panne des systèmes de refroidissement des réacteurs a causé des explosions, une fusion partielle des cœurs des réacteurs et des niveaux de radiation nocifs.

Vision mondiale du tsunami

Contrairement au tsunami survenu dans l’océan Indien en 2004, l’horreur du tsunami de 2011 s’est déroulée sous les yeux du monde entier du fait des images enregistrées par les caméras de surveillance, les téléphones mobiles et les hélicoptères des médias qui survolaient la scène. Le monde a soudain pris conscience de la vulnérabilité de l’économie interdépendante, des répercussions à long terme de l’énergie nucléaire et de la fragilité de la vie face aux forces qui ont créé le monde dans lequel nous vivons. Le désastre a par ailleurs montré au monde entier le caractère remarquable des Japonais, leur solidarité, leur résistance et leur stoïcisme (gaman). Bien qu’il se fût calmé au moment où il a atteint la côte ouest de l’Amérique du Nord, le tsunami a rappelé aux habitants de la Colombie-Britannique, de l’Oregon et de la Californie qu’ils sont aussi vulnérables aux forces de la ceinture de feu.

Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a annoncé le 13 mars que le Canada fournirait de l’aide médicale, technique et financière au Japon. Des organisations privées, comme le Groupe Financier Banque TD, ont fait des dons importants et ont aidé à recueillir des dons publics.

Pour en apprendre plus :
Vidéo du tsunami au Japon
Vidéo du tsunami